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Beyrouth
Edifiée sur un promontoire rocheux du littoral,
habitée depuis la plus haute antiquité, ville royale
au cours du deuxième millénaire avant J.-C., Beyrouth
était pendant longtemps éclipsée par les
villes plus puissantes de Tyr et de Sidon. Ce n'est qu'aux alentours
de l'ère chretienne, et plus particulièrement après
avoir acquis le statut de Colonie romaine vers 15 avant J.-C.
qu'elle connaît un véritable essor. Aux époques
romaine et byzantine, elle se distingue par sa célèbre
Ecole de Droit dont les professeurs et juristes ont collaboré
à la rédaction du Code Justinien.
Détruite par le terrible
tremblement de terre de 551, Beyrouth ne s'en remet point. Un
siècle plus tard, elle est occupée par les armées
musulmanes. En 1109, la ville tombe aux mains des Croisés
qui la conservent jusqu'en 1291, année de sa conquête
par les Mamelouks. En 1516, elle passe aux mains des Ottomans
et connaît une période de grande prospérité
sous le gouvernement de l'Emir Fakhreddîne II. A la fin
de la Première Guerre Mondiale, après le démembrement
de l'Empire ottoman, elle devient la capitale du Liban moderne.
Beyrouth compte aujourd'hui
plus d'un million d'habitants et reste le pôle culturel
et commercial du pays. La récente guerre du Liban, entre
1975 et 1990, a détruit le coeur de la ville qui recèle
les vestiges de son histoire antique et médiévale,
obligeant ainsi les centres bancaires et commerciaux à
se déplacer vers d'autres quartiers, voire vers d'autres
localités.
Un plan de reconstruction de
la capitale devrait, en l'espace de 25 ans, transformer Beyrouth
en une ville ultramoderne. Ce projet, qui couvre 1.800.000 mètres
carrés, devrait intégrer un certain nombre de monuments
historiques, tels que la Place des Martyrs, le Parlement et le
Grand Sérail, ainsi que des vestiges que les fouilles
archéologiques pourraient mettre au jour.

Beyrouth
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Sidon
(Saïda)
Les origines de Sidon se perdent dans la nuit des
temps et ce n'est que vers la fin du 6ème siècle
avanc J.-C., sous le règne de Darius, qu'elle connaît
son âge d'or en devenant la capitale de la cinquième
province de l'Empire perse. Mais Sidon n'abandonne pas pour autant
sa vocation de ville ouverte aux multiples influences culturelles
de l'époque, tant égyptiennes que grecques. C'est
d'ailleurs aux grands sculpteurs de la Grèce classique
que le clergé d'Echmoun-Asclépios-Esculape, dieu
principal de la ville, dont le temple est situé en dehors
de son périmètre urbain, qu'a été
commandée l'exécution des plus belles oeuvres qui
font aujourd'hui la gloire du Musée National, alors que
d'autres oeuvres de même qualité ornent de nombreux
musées étrangers.
Après sa révolte
contre les Perses et sa déstruction en 351 avant J.-C.,
Sidon ne se revèle plus. Mais lorsque Beyrouth fut détruite
par le tremblement de terre de 551, Sidon est choisie pour y
reloger la célèbre Ecole de Droit. Et ce n'est
qu'au cours de l'époque des Croisades, entre 1110 et 1291,
qu'elle acquiert un nouveau prestige en devenant une baronnie
du Royaume Franc de Jérusalem. De cette époque,
Sidon conserve le Château dit "de la mer" qui
garde le port et le Château Saint-Louis, dit Château
"de la terre" qui domine une colline recelant les ruines
de l'ancienne ville sainte de la Phénicie.
Des époques mamelouke et ottomane,
Sidon conserve encore quelques vestiges: la grande mosquée
construite sur les restes d'une église croisée
et un grand caravansérail, dit Khan el-Frange (Hôtel
des Francs) construit par Fakhreddîne II et qui témoigne
de l'importance des relations économiques et culturelles
entretenues entre l'Emir du Liban et les états de l'Occident.
Située à 41 kilomètres
au Sud de Beyrouth, Sidon joue aujourd'hui le rôle de capitale
administrative et économique du Liban-Sud.
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Tripoli
(Trablos)
Située à 85 kilomètres au
Nord de Beyrouth, elle est aujourd'hui, avec son port de transit
international, le centre commercial et industriel du Liban-Nord
et la deuxième ville du Liban.
Fondée par les trois
cités de Sidon, Tyr et Arados (Arwad) -d'où son
nom Tripolis ou Cité Triple-, elle fut à l'époque
perse le centre d'une confédération phénicienne.
Depuis sa fondation, probablement
au 9ème siècle avant J.-C., et jusqu'à la
fin de l'époque des Croisades, Tripoli était sise
sur la presqu'île d'Al-Mina (port). Mais après sa
destruction par les Mamelouks en 1289, elle fut remplacée
par une nouvelle ville, celle qui occupe actuellement l'espace
dominé par la colline du Château de Raymond de Saint-Gilles,
fondateur de Comté de Tripoli.
La vieille ville conserve une
centaine de monuments croisés, mamelouks et ottomans, qui font de Tripoli un véritable
musée vivant. Parmi ces vestiges, il convient de signaler
le Château qui, au cours de son histoire, a fait l'objet
de nombreux travaux de restauration dont la dernière remonte
au début du 19ème siècle. Sa grande Mosquée
de Taynal, construites avec des éléments empruntés
à des monuments antiques et croisés, ses nombreuses
madrassas, ou écoles coraniques, ses hammâms,
ou bains publics, ses khâns, ou établissements
hôteliers et ses vieux bazars, qui donnent à la
ville actuelle son charme oriental, valent tous le détour.
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Tyr (Sour)
Tyr
était partagée dans l'Antiquité en deux
parties, l'une sur une île, l'autre sur la côte.
Et quoique ses origines ne soient pas encore établies
avec certitude, il semble, d'après les témoignages
des Anciens, que sa fondation remonterait au début du
3ème millénaire avant J.-C. Ville royale au cours
du 2ème millénaire, elle ne connaît son âge
d'or qu'à partir du 10ème siècle avant J.-C.,
lorsque son roi Hiram, célèbre pour avoir aidé
Salomon dans la construction du temple de Jérusalem, aménagea
l'île et y fit construire deux ports et le temple de Melkart,
dieu de la ville.
Tyr
fur réputée dans l'Antiquité pour son industrie
du verre transparent et la fabrication de la pourpre. Mais son
épanouissement commercial et cilturel qui l'amena à
fonder Carthage, à créer un grand empire colonial
en Méditerranée et à posséder la
plus importante flotte commerciale et militaire de l'époque,
devait lui attirer de nombreux ennuis de la part des royaumes
puissants de la région.
C'est
ainsi qu'elle dut successivement affronter les sièges
imposés par le babylonien Nabuchodonosor et le macédonien
Alexandre le Grand. Ce dernier finit par en avoir raison en construisant
une digue reliant la ville du littoral à la cité
insulaire. La grande métropole de Phénicie ne devait
se relever qu'au cours de l'époque romaine lorsqu'elle
connut une importante activité urbanistique dont les vestiges
ont été découverts et ont fait l'objet d'importants
travaux de restauration. Il convient d'en citer l'hippodrome
qui compte parmi les plus vastes de l'époque.
Occupée par les armées
musulmanes en 636, puis en 1124 par les Croisés qui en
firent une importante place forte du Royaume franc de Jérusalem
et enfin en 1291 par les Mamelouks, Tyr ne joua aucun rôle
notable sous les Ottomans.
Bien que située près
de la frontière Sud du pays, à 79 kilomètres
de Beyrouth, dans une région qui continue à subir
les effets des conflits régionaux, Tyr a prospéré
et voit aujourd'hui s'y élever de nombreux gratte-ciel
qui, malheureusement, la déparent. Par contre, la vieille
ville a conservé ses anciennes maisons et sa traditionnelle
activité portuaire. En 1979, l'importance de ses vestiges
archéologiques incita l'UNESCO à inclure Tyr parmi
les sites du patrimoine mondial.
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Jeita
Gigantesques cavernes
L'une des
plus belles grottes du monde se trouve à 20 km au Nord
de Beyrouth. Ouverte depuis le 16 Juillet 1995, après
la remise en état des installations, la grotte et la rivière
souterraine reçoivent journalièrement les touristes.
Une partie de la visite s'effectue en barque sur un parcours
de 623 mètres. Les spéléologues libanais
ont déjà exploré 6200 mètres de galeries
où coule une rivière souterraine qui constitue
la source du Nahr el-Kalb (Fleuve du Chien).
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Byblos
(Jbeil)
Byblos, dont les origines remontent
au Néolithique, au 5ème millénaire avant
J.-C., et se superposent jusqu'à l'époque médiévale,
compte parmi les sites archéologiques les plus riches
du pays. Ville très florissante sous la domination pharaonique
au cours des 3ème et 2ème millénaire avant
l'ère chrétienne, elle constituait un prestigieux
centre commercial, religieux et culturel de la côte caneenéo-phénicienne.
Byblos doit sa célébrité à
son roi Ahiram dont le sarcophage, joyau du Musée national,
porte la plus ancienne inscription phénicienne connue
en alphabet linéaire, ancêtre de tous les alphabets
modernes par le truchement du grec et du latin. Mais elle doit
aussi sa célébrité aux "adonies",
fêtes que l'on célébrait dans l'antiquité
en l'honneur d'Adonis, dieu de la végétation qui
meurt en hiver et renaît au printemps.
Détruite, comme tant
d'autres, par le tremblement de terre de 551, Byblos se relève
avec les Croisades et devient une importante seigneurie vassale
du Comté de Tripoli dotée d'importants ouvrages
militaires et religieux
dont subsistent aujourd'hui le port, le château et l'église
Saint-Jean. Ville très modeste sous les Mamelouks et les
Ottomans, elle ne devait retrouver une certaine importance qu'avec
la guerre du Liban, lorsque les activités commerciales
désertèrent Beyrouth pour essaimer dans les capitales
régionales du pays.
Située 36 kilomètres
au Nord de Beyrouth, Jbeil est aujourd'hui une ville active dont
la vie s'organise autour du vieux Byblos avec ses cafés,
ses restaurants, son port et ses vestiges archéologiques
qui attirent de nomreux visiteurs.
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Beit
Eddine
Perle d'architecture orientale
Au début du 19ème
siècle, l'Emir Bachir, qui régna sur le Liban pendant
plus de 50 ans, fit bâtir ce magnifique palais à
43 km au sud-est de Beyrouth. Ses arcades, ses galeries et ses
salles décorées par des artistes damascènes,
en font un chef-d'oeuvre de l'architecture orientale. Doté
d'un musée d'armes, de bijoux et de costumes traditionnels,
ce palais abrite maintenant un musée archéologique
et une collection de mosaïques byzantines.
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Baalbeck
(Héliopolis)
Un site grandiose
L'acropole de Baalbeck dans
la vallée de la Békaa, à 85 kilomètres
à l'est de Beyrouth, est un vaste ensemble architectural
groupant des temples et des installations civiles de l'époque
romaine. Cette acropole occupe le sommet d'un tell ou
colline artificielle, formée par la superposition des
différentes couches d'habitats qui se sont succédés
depuis la fondation de la ville.
Des
trois temples principaux, dédiés à Jupiter,
Bacchus et Vénus, seuls les deux derniers sont encore
relativement bien conservés. Quant au grand temple, dit
de Jupiter, il conserve aujourd'hui 6 des 54 gigantesques colonnes
qui entouraient jadis le sanctuaire, élevé sur
un impressionnant podium, ainsi qu'une vaste cour rectangulaire
où se dressaient les autels de sacrifice. Cette cour est
précédée d'une autre de forme hexagonale,
ainsi que de "propylées" ou entrée monumentale.
La ville conserve encore d'autres
vestiges importants datant de l'époque islamique. C'est
le cas de la Grande Mosquée, construite à l'époque
omayyade avec des matériaux empruntés aux monuments
antiques et d'une autre mosquée construite à l'époque
mamelouke près de la source de Ras el-Aïn.
La Békaa des caravaniers
Voie de passage obligatoire
entre le Nord de la Syrie et la Palestine, sillonée de
nombreuses pistes et routes reliant la côte à l'intérieur
syrien, la haute plaine de la Békaa est parsemée
de sites qui recèlent encore des vestiges millénaires,
parmi lesquels il convient de citer Anjar, Niha,
Qsar naba et Hermel.
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Anjar
Anjar, à quelque 58 kilomètres de Beyrouth
est une résidence palatiale fortifiée construite
au début du 8ème siècle par le calife omayyade
al-Walid. Située sur la vieille route qui reliait la Békaa
à la Damascène, elle a succédé à
une ancienne ville nommée Gerrha, fondée par les
arabes ituréens dont les roi-prêtres géraient
les cultes de Baalbeck, de Niha et d'autres localités.
Et bien qu'à l'époque gréco-romaine elle
fut baptisée Chacis, Gerrha a conservé son nom
dans l'appelation actuelle de la ville, dont le nom signifie
simplement la "source de Gerrha" (Aïn Gerrha).
Outre son plan qui rappelle
celui des camps romains et ses deux voies se coupant à
angle droit, la cité, entourée de ses puissants
remparts, conserve encore les ruines de trois palais, de rues
à portiques, de souks, de deux hammâms (thermes)
et d'une mosquée.
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Le
pays des quatre-saisons
Le Liban est l'un des rares
et des plus importants centres de sports d'hiver au Moyen-Orient.
La saison commence en décembre et s'achève en avril
dans un paysage unique au monde. Il existe six stations de ski:
Les Cèdres
(2300 m), Faraya/Ouyoune as-Simane (1890 m), Laqlouq (1740 m),
Faqra (1750 m), Qana-Bakiche (1990 m) et Zaarour (1990 m). Equipées
en ski-lifts, remonte-pentes et télésièges,
ces stations comportent aussi des hôtels, des chalets et
d'excellentes installations sportives.
En hiver et au printemps on
peut facilement skier à 1900 m d'altitude et se baigner
quelques heures plus tard dans la Méditérranée.
Comme il pleut rarement entre juin et octobre, il est facile
d'alterner les plaisirs de la mer avec ceux de la montagne en
été comme en automne.
Les villes et villages de la
montagne libanaise méritent une visite à n'importe
quelle époque de l'année. Bien
qu'un certain nombre ait été endommagé pendant
la guerre, la plupart offrent des divertissements de tous genres
mais aussi un aperçu des traditions locales, plus ou moins
oubliées des grandes villes.
C'est le cas, par exemple,
de:
Deir
El-Qamar, aux maisons
coifées de tuiles rouges et accrochées aux flancs
de la montagne du Chouf. Nombreux sont les bâtiments historiques
qui témoignent du rôle joué par ce gros village,
choisi comme résidence par les gouverneurs du Liban du
16e au 18e siècle, tels la mosquée Fakhreddine,
le Palais Baz et Al-Kharge. La place au centre de la ville a
été récemment ravalée et restaurée.
Bécharré, au nord, au pied des cèdres
du Liban, fut la ville natale du célèbre poète
libanais Gibran Khalil Gibran. On peut y visiter le Musée
Gibran et d'anciens monastères et églises disséminés
dans les alentours.
Zahlé, la capitale de la Békaa, est connue
pour son arak, son vin et sa cuisine fine. Il n'est donc pas
surprenant qu'une des principales attractions de la ville soit
les restaurants couverts de vigne grimpante, oasis de fraîcheur
au bord de la rivière Bardawné. Zahlé "la
mariée de la Békaa" est une ville pittoresque
qui jouit d'un climat très agréable.
De Tripoli
à Saïda, plages, piscines, restaurants et complexes
balnéaires s'échelonnent tout le long du littoral.
Entre Beyrouth et Byblos, la baie de Jounieh était l'un des plus beaux
sites naturels de la côte libanaise; mais depuis 1975,
la vieille ville fut assiégée par un nombre croissant
d'immeubles et de complexes balnéaires. Elle est dominée
par la statue de la Vierge de Harissa qui surplombe la
baie et que l'on peut atteindre par le téléférique.
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